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anform !
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décembre - janvier 2016
Dans l'assiette
Dans sa coupelle apéritif, le saucisson
n'est pas si appétissant que ça. Mais
le souvenir de la dernière dégustation
engendre une irrépressible envie de
tendre la main...
Dans la bouche
La matière grasse telle quelle n'a pas
de goût. Mais elle est conductrice de
saveurs. Dans ce morceau de saucis-
son, elle fixe le goût de la viande, celui
du poivre, et les amplifie. D'où l'explo-
sion des saveurs lors de la mastication.
C'est ce qui explique que nous aimons,
généralement, autant les aliments gras.
De l'estomac à l’intestin
Le bol alimentaire est descendu, la
matière grasse émulsifiée dans l'esto-
mac est passée dans l'intestin au bout
de quelques heures. Dans le duodénum,
les enzymes ont commencé leur action.
L'absorption et le transport
Les lipides passent la barrière de
l’intestin et se retrouvent dans le sang
sous différentes formes. Les triglycérides
vont être en (petite) partie utilisés et (en
plus grande partie) stockés dans nos
tissus adipeux. Direction les fesses, le
bas du ventre, les hanches, la culotte de
cheval pour les dames, le ventre pour
les messieurs.
L’utilisation
Le problème, c'est que le lard est,
contrairement aux huiles végétales
(comme les huiles d'olive, de noix,
de colza, etc.), riche en acides gras
saturés. Autrement dit, des acides gras
moins faciles à utiliser par l'organisme.
Dans le sang, ils sont transportés sous
forme de “mauvais” cholestérol. Or, si le
cholestérol est utile à l'organisme, il va,
s'il est en excès, s'accumuler et former
des plaques qui tapissent les parois
internes des artères, engendrant un
risque de maladies cardiovasculaires.
Pour résumer : oui au lard... mais en
petite quantité.
3 conseils pour
“taper dans le gras”
•
1 heure au moins d'exercice physique par jour et
ce 3 fois par semaine.
•
préférez une activité longue, même moins
intense, à une activité courte. ce n'est qu'au
bout de 45 min d'efforts que le corps puise dans
ses réserves de graisse.
•
Mangez des légumes riches en fibres lors d'un
repas trop riche en gras. Dans l'intestin, les fibres
captent une partie des acides gras, empêchant
(partiellement) leur passage dans le sang.
steven Labrana, coach sportif
Le mauvais gras :
la rondelle de saucisson
Et les “trans” ?
outre les acides gras insaturés et saturés, il existe
des acides gras dit “trans”. ces derniers sont très
peu présents dans les aliments bruts (huile vierge,
viandes). En revanche, ils peuvent être présents en
grande quantité dans les aliments ayant subi des
transformations de l'industrie alimentaire (huile de
palme, pâtes à tartiner, pâtisseries industrielles,
margarine, etc.). si les premières étapes de la
digestion se déroulent de manière identique à
celle des autres acides gras, c'est l'assimilation
qui va poser problème. Les acides gras “trans” ne
sont pas directement utilisables par l'organisme...
qui ne sait pas quoi en faire. Résultat, ils
demeurent dans la circulation sanguine et sont
à l'origine de l'augmentation du “mauvais”
cholestérol. Attention, danger !
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santé