ANFORM MARTINIQUE N91

juillet - août 2020 • anform ! 49 6 Si on prend un antidouleur puissant comme la morphine, les autres douleurs ne seront pas soulagées par la suite. FAUX Lorsqu'on a besoin d'un antidouleur puissant à un moment précis, par exemple après une chirurgie, un antalgique moins fort fera toujours effet pour une autre douleur. De même, le médecin peut adapter le traitement en augmentant ou réduisant les doses tout au long de l'épisode douloureux, ou changer de palier d'antalgique. Quant à la morphine, les équipes médicales prescrivent généralement une rotation des opioïdes pour éviter l'accoutumance. 7 Avec l’âge, il est normal de souffrir. FAUX La santé devenant plus fragile en vieillissant, on peut penser qu'il est normal d'avoir plus de dou- leurs. Cependant, la douleur n'ayant d’intérêt que dans le signal qu'elle donne, il n'y a aucune raison de la laisser s'installer sous prétexte que la personne est âgée. Si la douleur persiste, il faut demander au médecin traitant d'être orienté vers un spécialiste de la douleur. Il existe des centres antidouleurs dans toutes les régions de France. 8 Les bébés ne ressentent pas la douleur. FAUX Jusque dans les années 1980, il était communé- ment admis que les nourrissons ne ressentaient pas la douleur. C'est tout à fait faux et une étude de l'Université d'Oxford parue en 2015 a montré, grâce à l'imagerie médicale, que dans le cerveau des nourrissons, les mêmes circuits que chez l'adulte sont activités face à la douleur. Cependant, les cher- cheurs ont montré que le seuil de sensibilité des bébés est légèrement inférieur à celui des adultes.

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