ANFORM GUYANE N81

14 anform ! • novembre - décembre 2018 question d'act Antivirus VIH : Les nouvelles trithérapies améliorent la vie des malades. Mais on ne guérit toujours pas du sida. En l'absence de traitement définitif, le dépistage reste crucial. PAR ANNE DEBROISE quelles avancées dans les traitements ? L e nombre de morts liés au sida diminue chaque année un peu plus depuis 2006. Dans son rapport annuel publié en 2018, l'Onusida (programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida) annonce qu'il est désormais passé sous la barre du million de per- sonnes. Le combat massif engagé par toute la société contre ce fléau porte ses fruits. Aux Antilles et en Guyane, l'amélioration se fait éga- lement sentir, confirme Mathieu Nacher, médecin au centre hospi- talier de Cayenne et président du Comité de coordination régionale de la lutte contre l’infection due au VIH de Guyane (Corevih). “Depuis le début des années 2000, le taux de l'incidence a été divisé par deux en Guyane. Comme la population augmente, le nombre de nouvelles infections reste stable, mais en pourcentage, on est bien dans la diminution.” Pour autant, prévient le spécialiste, “la bataille n'est pas gagnée. La Guyane et, dans une moindre mesure, les Antilles, restent les régions les plus tou- chées de France.” En 2015, le taux de séropositivité en Guyane est huit fois plus élevé qu'en France métro- politaine. En Guadeloupe, il l'est deux fois, et en Martinique une fois et demie. TRIPLE OBJECTIF On est donc encore loin de l'extinc- tion espérée par l'Onusida pour 2030. Pour y parvenir, l'organisa- tion internationale a fixé une étape intermédiaire, sous la forme d'un triple objectif pour 2020, popula- risé sous le slogan “90/90/90” : diagnostiquer 90 % des per- © ISTOCK

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